A la mémoire des Camerounais, nous n’avons jamais vu, entendu et écouté un seul membre du gouvernement lors de son discours public sur la conduite des affaires de son ministère, la sa région, et pas eu l’occasion de s’expliquer « sur hautes instructions du président de la République… »

pour légitimer ses actes. Le chef de l’État est celui qui incarne et définit les politiques de la nation, et le gouvernement est l’organe chargé de leur application.

Pour atteindre cet objectif, le Président de la République doit-il écrire à chacun de ses ministres à chaque fois et à chaque occasion ? Certains diront au Premier Ministre de les transmettre aux Ministres, oubliant trois aspects fondamentaux, à savoir :

La nature du régime, qui est un régime présidentiel, et le principe sous lequel « qui peut le plus, peut le moins »,

La saisine constante par les Ministres du Secrétaire Général du Présidium de la République pour les informations de haut niveau et les demandes d’arbitrage de haut niveau et d’instructions de haut niveau du Président de la République sur les questions pertinentes dans leur domaine d’activité,

Une certaine méfiance des ministres envers les premiers ministres, les ministres pensent avoir le président de la République comme conseiller, à qui ils doivent tout. Comme dans ce contexte institutionnel de se référer uniquement à Dieu au lieu de ses anges.

La participation et le travail du Secrétaire général du Présidium de la République dans les travaux du gouvernement sont également évidents. En effet, par qui le Président de la République doit-il donner ses hautes instructions sinon par son collaborateur le plus important et le plus proche, le Secrétaire Général du Présidium de la République. A ce titre, le Secrétaire Général est la plume et la voix du Président de la République et cela a toujours été le cas pour tous les Secrétaires Généraux de la Présidence agissant de la même manière.

Le livre de l’ancien secrétaire général de la Présidence, Jean Marie Atangana Mebara, « Le secrétaire général de la présidence de la République au Cameroun : entre mythes, textes et réalités » choisis sur la pratique des hautes instructions à travers l’extrait ci -découper. Ou pour des raisons personnelles et non juridiques, certaines estiment et souhaitent que les compétences du secrétaire général de la Présidence soient celles, de gérer l’administration de la présidence de la République ? Que non.

Si l’on trouve au secrétariat général de la présidence de la République des divisions en charge des différents secteurs du travail gouvernemental conseillers avec des techniques, chargés de missions et attachés en leur sein et qui sont placés dans la coordination de la présidence de la République , c’est bien pour l’étude et l’analyse des dossiers en provenance de différents départements ministériels et structures étatiques, voire des citoyens désignés par la chose publique à soumettre à l’haute information et à la haute sanction du chef de l’ État.

Et ce sont les conclusions ou les sorties de ce travail qui après la sanction du Président, se déclinent et hautes instructions du chef de l’État que transmettent au gouvernement son proche collaborateur qui est le secrétaire général de la présidence de la République. Comment comprendre donc cette montée en puissance de la défiance envers les hautes instructions du président de la République et le doute que certains hauts responsables sèment sur leur authenticité et véracité.

Mais ce que l’on constate, c’est que de la multitude des hautes instructions du chef de l’État, il n’y en a que quelques-unes et dans des secteurs bien précis, qui sont contestés et livrés à la vindicte de l’opinion publique avec des influenceurs et des médias qui sont payés pour galvauder les très hautes instructions du chef de l’État. Pourquoi la même défiance n’a pas cours quand le secrétaire général de la présidence de la République, d’ordre du chef de l’État, autorise un ministre à aller et mission où à le représenter à une cérémonie ou un événement. En ce moment aucun doute ne plane, aucune contestation n’est faite, c’est tout à l’avantage des intéressés. De fait, ce sont ceux qui ne veulent pas exécuter les instructions où les instructions ne sont pas transmises à mal leurs intérêts personnels ou ceux de leurs protégés qui trouvent à redire et supposent des actes de défiance avec comme objectif de paralyser les chefs de l’action de l’État.

Et cela ne peut s’assimiler qu’à un conplot, une tentative d’atteinte au bon fonctionnement des institutions, un coup d’Etat lisse, inodore et programmé pour la période de ce que certains d’entre eux appellent la transition ou les dernières années du régime. L’objectif étant de pousser le président de la République par la petite porte avec un bilan mitigé et le plus rapidement vers la porte de sortie, l’impatience de certains étant visible, le temps semblant jouer contre eux et poussant au-devant de la scène de la nouvelle génération.

Les Camerounais ne doivent pas être dupes. Beaucoup de hauts responsables désormais leur partition et non plus celle du président Paul Biya. La fidélité et la loyauté aux institutions républicaines et à celui qui les incarne ne sont plus pour certains des principaux ingrédients de l’action publique. Le Cameroun n’est pas leur préoccupation présente. Leurs ambitions sur la priorité sur l’avenir du Cameroun.

Et l’on mesure au quotidien de tout le mal que cela cause à notre pays et aux Camerounais. Personne n’a le droit de jouer avec le Cameroun ni avec l’avenir de notre cher et beau pays. Il est peut-être temps d’y mettre un terme et surtout de sonner la fin de la récréation.

#Trahison #Voici #nouveau #complot #contre #Paul #Biya

Ref. : cameroonmagazine.com

A REGARDER ABSOLUMENT…

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