Covid-19: ces salles que la plupart des gens ont vaccinés d’ailleurs

L’assurance maladie a pour la première fois publié les taux de vaccination par lieu de résidence et non par site d’injection, les seuls disponibles à ce jour. Les différences sont parfois importantes, notamment en Seine-Saint-Denis.

«Même si je vis à Paris, quand j’ai vu qu’il y avait une serrure disponible au Stade de France, je n’ai pas hésité et je me suis lancé! Romain, 39 ans, ne vit pas en Seine-Saint-Denis, mais y a obtenu son premier tir contre le Covid. Et il est loin d’être le seul. Cette constatation est tirée des données de vaccination par lieu de résidence, qui ont été révélées pour la première fois par l’assurance maladie vendredi. Jusque-là, nous ne l’avions que par site d’injection, mis à jour quotidiennement par Santé publique France.

Par exemple, le 23 mai, seuls 22,7% des habitants de Seine-Saint-Denis avaient reçu une première dose de vaccin. Selon les données des sites d’injection à la même date, les personnes «piquées» dans le service représentent 28% de la population. Cet écart de près de 20% correspond à peu près à des personnes qui vivent ailleurs qu’en Seine-Saint-Denis et qui y ont cependant été vaccinées, même si certains habitants de 93 ans ont pu recevoir leur injection ailleurs. C’est le plus important inclus en France métropolitaine, avant l’Ariège, le Lot et les Hautes-Pyrénées.

Covid-19: ces salles que la plupart des gens ont vaccinés d'ailleurs

À l’inverse, environ la moitié des départements ont une population plus élevée que celle des personnes qui ont été «mordues» sur leur territoire. C’est notamment le cas des Yvelines, des Hauts-de-Seine, de la Seine-et-Marne et de l’Essonne. Le fait qu’ils soient proches de la Seine-Saint-Denis peut sembler cohérent. Lorsque le vaccinodrome Stade de France a ouvert début avril, il était clairement destiné à l’ensemble de la population d’Ile-de-France. Des élus de Seine-Saint-Denis avaient également souligné que la clôture n’était qu’un «aspirateur à vaccins au détriment de la population vulnérable, âgée et isolée du département». La différence constatée aujourd’hui “ne me surprend pas, mais le Stade de France n’a fait qu’amplifier un phénomène qui existait déjà”, a déclaré Eric Coquerel, représentant des rebelles de Seine-Saint-Denis.

Le Stade de France, un «aspirateur à vaccins»?

Selon Katy Bontinck, première adjointe au maire de Saint-Denis en charge de la santé, «45% des personnes vaccinées au Stade de France ne vivent pas en Seine-Saint-Denis». Mais ce n’est pas un problème pour lui. “Nous n’avons reçu aucun retour des habitants de Seine-Saint-Denis qui souhaitaient prendre rendez-vous au Stade de France, et tant mieux si d’autres pouvaient en profiter”, a-t-elle déclaré.


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Si l’on regarde les taux de vaccination des habitants de chaque département, la Seine-Saint-Denis est en bas du classement en France métropolitaine.

. Cela peut s’expliquer en partie par le fait qu’une grande partie de la population est jeune et ne constitue donc pas une priorité pour la vaccination. «De nombreux résidents n’ont pas pu prendre de rendez-vous pendant longtemps, libérant de l’espace pour les autres», explique Eric Coquerel. Mais ce n’est pas la seule raison. Même dans les tranches d’âge de plus de 50 ans, la Seine-Saint-Denis est bien en deçà des taux de l’ensemble de la France (par exemple, 71% contre 78% chez les plus de 75 ans).

L’agence régionale de santé d’Île-de-France a annoncé vendredi soir une série d’opérations pour toucher les personnes non vaccinées dans le 93: équipes mobiles, périodes de vaccination sans rendez-vous réservées aux habitants du département, etc. D’autres dispositifs, comme un bus ambulant et l’envoi des coupons de vaccination avait déjà commencé. «Nos ambassadeurs sur le terrain enregistrent 200 personnes par marché, qui n’auraient pas forcément fait appel de leur propre chef. Mais on voit bien que le nombre d’appels vers la plateforme destinée aux personnes résidant en Seine-Saint-Denis ralentit », illustre Katy Bontinck. “L’offre excédentaire de vaccins du département et toutes ces actions ont certainement permis d’augmenter la couverture vaccinale du département, mais nous devons aller encore plus loin pour vacciner davantage les Sequano-Dyonisiens”, a déclaré l’ARS.

AstraZeneca a évité la Moselle


Au niveau national, depuis le 28 mai, 34,3% des résidents ont reçu leur première dose et 15,8% ont été complètement vaccinés (deux doses, une dose avec Janssen ou en cas d’infection passée à Covid, etc.). Huit unités ont une couverture vaccinale avec au moins une dose supérieure à 40%, les plus avancées étant l’Allier, le Gers et le Cantal.Lire aussi

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Il est également intéressant de se pencher sur la vaccination par vaccin. Sans surprise, les habitants de la Moselle sont parmi les moins vaccinés avec AstraZeneca. Les autorités sanitaires avaient recommandé de privilégier les ARN messagers de Pfizer et Moderna dans cette zone fortement affectée par les variantes «sud-africaine» et «brésilienne» depuis le début de l’année, contre lesquelles AstraZeneca apparaît moins efficace.

* La couverture vaccinale à l’étranger est encore plus faible et elles varient particulièrement fortement entre les données de l’assurance maladie et celles de Santé publique France, sans en connaître les raisons exactes pour le moment.

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Ref. : leparisien.fr

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