“La spontanéité, l’imprévu, la légèreté” : dans la taverne des bords de Seine, le retour du flirt

Alors que l’épidémie continue de s’estomper, il y a une grande envie de rattraper le temps perdu, comme nous l’expliquent les Parisiens que l’on croise sur les bords de Seine.

Sweat blanc et gomina, les deux jeunes hommes s’impatientent, ce jeudi soir, devant la taverne Rosa Bonheur, sur les bords de Seine à Paris (7e). « Peut-être que je rencontrerai ma femme ce soir, qui sait ? » » lance à son ami Hugo, Augustin, 22 ans, mi-sérieux, mi-riant. Sur scène à Paris depuis l’hiver dernier, ils sont venus ce soir, comme des provinciaux encore fraîchement débarqués dans la capitale, sur la recommandation d’un ami. C’est leur première fois, ici, “pour le fun !” disent-ils à l’unisson. Avec ses lanternes colorées, ses grandes tables en bois cosy et ses boissons à prix relativement bas pour l’ouest parisien, le Rosa Bonheur sur Seine est un haut lieu des croisières bon enfant, des rencontres et des bals dans la capitale. .


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La soirée ne fait que commencer, mais chacun sait que le couvre-feu de 21h marquera la fin des festivités. Se presser. Ce soir, comme chaque soir depuis la mi-mai, la terrasse, enveloppée comme sa voisine dans le Flow, attire une foule disparate et multigénérationnelle d’employés de bureau venus boire une bière pour se détendre, couples et groupes de filles et de garçons. Fête. Le thermomètre indique près de 30°C. A un bout de la terrasse, assises sur des tabourets hauts, Justine, Alexia, Abby et Noémie ont posé, jupes courtes et pintes de bière fraîche devant elles, comment, en rang d’oignons, défilent sur le quai en suant cyclistes et joggeurs. “Il vaut mieux boire de la bière ici qu’à la maison seul !” dit Alexia avec un sourire.

“Ce qui m’a manqué, c’est de rencontrer de nouvelles personnes”

Célibataire, comme Justine, sa priorité pour cet été, dit-elle, c’est “s’amuser”. “Ce qui m’a manqué pendant l’incarcération, c’est de rencontrer de nouvelles personnes, la spontanéité, l’imprévu, la légèreté”, se souvient la jeune femme. Outre un Parisien autour de la table, le groupe d’amis est récemment arrivé dans la capitale pour vivre ses premières expériences professionnelles. « Nous ne savons encore rien ! On veut tout faire, tout visiter ! Trompette ceux qui attendent avec impatience, la semaine prochaine, de pouvoir sortir un peu plus tard.

« Dernièrement, nous restons en terrasse jusqu’à 21h et revenons un peu après le couvre-feu. C’est épuisant de se dépêcher, d’avoir peur dès qu’on croise une voiture de police”, raconte Justine. Abby, de son côté, l’avoue, avec un petit accent américain : « Les premiers jours, quand je marchais dans la rue, j’étais un peu oppressée de voir autant de monde autour de moi. Cette période m’a rendu solitaire, un peu sauvage. Mais ce soir, elle a décidé de mettre ses soucis derrière elle.

Au fur et à mesure que la soirée avance, le quai devient noir de monde. La file d’attente s’allonge devant la taverne. La musique et l’ambiance montent d’un cran. « On a toute la vie pour s’amuser ! » Chante Georges Moustaki en arrière-plan lorsque Matteo et Martin, 24 ans, viennent d’arriver pour rejoindre quelques amis. De leur côté, ils ne se sentent pas trop « frustrés ». « Pendant cette période, nous sommes allés ensemble », explique Matteo. “Mais c’est vraiment agréable de revoir le monde qui nous entoure”, admet-il.

Malgré tout cela, les deux garçons parleraient-ils à des inconnus ce soir ? « Ce n’est pas trop dans mes habitudes, lâche le jeune homme. Et il faut quand même faire attention ! » Des mesures sanitaires auxquelles Hugo et Augustin ne pensent pas un instant. « Franchement, nous avons eu nos deux injections, nous sommes arrivé à un stade où l’on s’en fout”, avoue Augustin. Originaire de Nantes (Loire-Atlantique), l’étudiant dit avoir vécu “des moments difficiles” l’hiver dernier. “Je me suis dit que c’était la fin de mes période de ma vie et ma vie était soudain si limitée. Heureusement, j’ai partagé un appartement avec trois amis. Depuis deux semaines, Augustin sort “tous les soirs”, fouillant les bars dansants de l’est de la capitale, tels comme au General Food, le Chat Noir ne se sent pas fatigué, trop content de « rencontrer de nouveaux visages ».« Il me reste encore un mois à Paris pour en profiter !

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Ref. : leparisien.fr

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