Manifestation contre la future prison du Val-de-Marne à Noiseau: “Il n’y aura pas de première pierre!”

Une nouvelle action contre le projet a réuni ce samedi plus de 500 personnes dans le centre-ville de cette petite ville du département, choisie pour abriter un nouveau centre pénitentiaire sur des terres agricoles en 2027.

Sur la route menant à Noiseau (Val-de-Marne), il est impossible de compter le nombre d’affiches disant non à la future prison. Il y en a trop. Sur les fenêtres, derrière les voitures, sur le mobilier urbain. Certains enfants ont même accroché cette image sur leurs vélos, qui représentent des barres avec un panneau «stop» apposé. Un symbole affiché sur des petits drapeaux que des centaines de personnes sont venues agiter devant la mairie samedi après-midi, sur un coup de fil du maire (LR) Yvan Femel.

Cette nouvelle manifestation contre le projet de centre pénitentiaire prévu pour 2027 a réuni plus de 500 personnes: des habitants de Noiseau et des communes voisines, ainsi que de nombreux élus de tous bords.

Les sénateurs LR et UDI Christian Cambon et Laurent Lafon, le président du département PCF Christian Favier, le maire LR de Sucy-en-Brie Marie-Carole Ciuntu qui s’est exprimé “au nom” du président (libre!) De la région Valérie Pécresse ou Didier Guillaume, conseiller de branche du PCF sortant et ancien maire de Choisy-le-Roi, l’autre commune du département en équilibre, pour ce projet.

De nombreux élus du département, issus de tous les milieux politiques, ont pris part à cet événement, à la demande du maire (LR) Yvan Femel.
De nombreux élus du département, issus de tous les milieux politiques, ont pris part à cet événement, à la demande du maire (LR) Yvan Femel. LP / Fanny Delporte

Cette nouvelle initiative est le fruit de la dernière rencontre, fin mars, entre le maire de la ville et le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, qui a confirmé son intention d’installer une prison à Noiseau. Le projet s’inscrit dans la deuxième phase du «plan 15 000 places» des prisons, sollicité en 2018 par Emmanuel Macron.

«Il faut rencontrer le président de la république, je ne peux que voir ça», glisse Yvan Femel en marge de l’action du jour. L’élu, qui a appris “à bien connaître les bâtiments de la place Vendôme”, fera-t-il de même à l’Elysée? Dans tous les cas, il envisage de demander un entretien. Dernière cartouche selon lui, alors que la mobilisation dure depuis deux ans et demi.

“Il n’y a eu aucune enquête”, a déclaré le maire

«Manque d’étude», «protection» des terres agricoles, circulation problématique, manque de transports en commun, détérioration d’un projet d’agro-quartier … La ville de 4700 habitants, qui abriterait 700 prisons avec ce projet, n’est pas courte d’arguments.

«Aucune recherche n’a encore été effectuée, deux emplacements ont été identifiés, mais nous ne savons même pas lequel serait choisi. Yvan Femel y croit toujours. Certains résidents se sont également rencontrés. Sans doute parce que certains devraient envisager de «déménager» en cas de création du centre correctionnel. Et ils n’en ont pas vraiment envie. «Nous sommes venus ici pour être à la campagne, avec deux enfants», explique Julien. Nous ne voulons pas que notre lieu de vie soit associé à une prison comme Fresnes. “


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La ville a parlé à plusieurs reprises ce samedi … de son centre pénitentiaire. “S’il y a de l’argent à dépenser pour une prison dans le Val-de-Marne, laissez-les le faire à Fresnes!” Le sénateur (LR) s’est attaqué à Christian Cambon, insistant sur le fait que le département n’est «pas le bureau des beaux quartiers». Une référence au projet de rénovation massive qui aurait dû avoir lieu il y a longtemps dans ce centre pénitentiaire surpeuplé.

Le sénateur LR appelle à une décision «absurde», «injustifiée» dans un département qui «contribue grandement à la politique pénitentiaire de l’État». «Nous avons un gros voisin de deux millions d’habitants qui a une prison, La Santé, et nous, s’étrangle-t-il, avons-nous besoin de deux? “

Pouvez-vous imaginer le transport carcéral sur l’A4 et l’A86? “

«Dans le Val-de-Marne, nous voulons de la qualité de vie, des emplois et de la verdure. Pouvez-vous imaginer le transport carcéral sur l’A4 et l’A86? », Lance Christian Cambon devant une foule enthousiaste, représentant tous les âges. Les élections de quartier et régionales approchent, l’action de samedi prochain ne sera pas suivie d’une nouvelle dans un proche avenir.

Le maire (LR) de Saint-Maur-des-Fossés a voulu être rassurant pour l’avenir, non sans provocation: «Il n’y aura pas de première pierre, il n’y aura pas de plans. Puis les élus et les habitants ont quitté le parc de la mairie pour une promenade, comme une bûche. “On se retrouve sur les terres de l’agro-district, lance Yvan Femel. On ne peut pas aller sur la terre prévue: le blé pousse.”

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Ref. : leparisien.fr

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