Quand la foudre frappe, les chasseurs d’orages ne sont jamais loin

De mars à septembre, ces photographes observent la météo comme nul autre pour tenter d’obtenir la photo parfaite. Ils sont gâtés depuis quelques jours. Ce vendredi nous avons suivi Arnaud Sobczyk, un passionné de l’Oise.

Lorsque les intempéries de ces derniers jours ont fait des ravages dans l’Oise, elles ont fait plaisir à certains aussi. Tandis que certains courent se mettre à l’abri de l’approche d’un ciel d’orage, d’autres montent à bord du matériel et braveront la tempête, comme Georges Brassens le chantait dans “L’orage”, passant son temps “à regarder les stratus, regarder le nimbe, regarder doucement aux plus petits cumulus ».

Ils préfèrent aussi la pluie au beau temps : ce sont des chasseurs d’orages, des passionnés de photographie qui campent des heures au même endroit pour capturer le cliché parfait d’un éclair illuminant un champ, ou d’un nuage qui se profile à l’horizon. .

"Parfois, nous continuons pendant des heures sans que rien ne se passe et lorsque nous sortons l'appareil s'éteint." Arnaud Sobczyk chasse les orages et leurs éclairs en photos depuis 2018.
“Parfois, nous continuons pendant des heures sans que rien ne se passe et quand nous partons, l’appareil s’éteint.” Arnaud Sobczyk chasse les orages et leurs éclairs en photos depuis 2018. Arnaud Sobczyk

“C’est un peu bizarre à dire mais bon, on espère que la foudre tombe”, s’amuse Arnaud Sobczyk, 42 ​​ans. Tout au long de la semaine, ce photographe amateur a surveillé les différents sites et applications météorologiques qui lui permettent d’anticiper l’arrivée des précipitations. Celles-ci l’ont emmené ce vendredi après-midi à Borest, dans le sud du département.

Depuis le site, en pleine campagne, on aperçoit au loin la cathédrale de Senlis ou, plus près, la tour du château de Montépilloy. « L’idéal est de se positionner sur le côté de la cellule pour éviter d’être complètement trempé ou d’avoir de la grêle. “

Le passionné parcourt l'Oise à la recherche des meilleurs clichés possibles.
Le passionné parcourt l’Oise à la recherche des meilleurs clichés possibles. Arnaud Sobczyk

Avec les premières prévisions météo du matin, il prévoyait dans un premier temps de se rendre dans l’est du département. “En route vers l’Aisne et la Seine-et-Marne, où de belles cellules nuageuses ont été annoncées”, explique-t-il. J’ai déjà raté l’épisode de ce matin car je devais emmener les enfants à l’école, bien sûr c’est ma passion. “

Vers midi, il décide enfin de se positionner dans la campagne de Senlis, la région où il a grandi et vit toujours. Il communique avec d’autres chasseurs de tempêtes par le biais de messages. “Apparemment j’ai bien fait de ne pas aller vers l’est, il ne s’y passe rien !” “

Après plus d’une heure d’attente, il décide de sortir son matériel du placard. « Vous avez besoin d’un trépied suffisamment lourd pour résister au vent. J’utilise un appareil photo reflex, mais les hybrides fonctionnent bien aussi. Car la plupart de son équipement tient dans sa main : une cellule de détection de foudre, qui est un petit boîtier qui se fixe sur l’appareil et réagit aux changements soudains de lumière. « C’est l’outil indispensable pour photographier les orages en plein jour. Sans cela, ce serait presque impossible. “

“J’aime avoir la structure de l’orage en plus de la foudre”

Avec la démocratisation de ce type d’appareil, que l’on trouve sur le marché pour une centaine d’euros, la pratique gagne en popularité. « Aussi grâce aux réseaux sociaux, Arnaud développe Sobczyk. Cela vous permet d’échanger les bons spots et quelques astuces. Là, j’ai rencontré les gens à qui je parle aujourd’hui. Parfois, nous partons à la chasse ensemble. “

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En 2018, il s’est lancé « sérieusement » sur le sujet. Ce chef de projet numérique au Parc Astérix, acteur majeur de la photographie qu’il pratique depuis quinze ans, a été séduit par le challenge, mais aussi par l’esthétique de ce type de photo. « Il y a différentes écoles, j’aime avoir la structure de l’orage en plus de la foudre. “

Parfois les mains vides, “mais ça fait partie du jeu”

Certains seraient prêts à parcourir des milliers de kilomètres pour obtenir le bon cliché. “Il y a des passionnés de l’extrême, je n’en suis pas encore là”, s’amuse-t-il. Mais quand je pars en vacances, j’emporte toujours mes affaires avec moi. “

Vendredi en fin d’après-midi, le téléphone d’Arnaud sonne pour l’avertir de la poursuite des précipitations. “En théorie, une cellule arrive ici”, espère-t-il. Il finira par repartir les mains vides. “Mais cela fait partie du jeu”, dit-il. Un peu comme la photographie animalière, il y a une idée de chasse sans que le résultat soit garanti. Une fois je me suis levé à 3h du matin pour partir sur un orage en Normandie. Quand je suis arrivé là-bas, je n’ai vu presque aucun crépitement au loin. “

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Ref. : leparisien.fr

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